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<rss version="2.0"><channel><title>Le blog de Julie GUERLAN (Première Communion)</title><link>http://julieguerlan.skynetblogs.be</link><description>Le blog de Julie Guerlan qui a publié son premier roman  "Première Communion" au " Grand Miroir" (Editions Luc Pire)/Thèmes : le regard neuf du début d'une vie,l'enfance avec ses joies et ses blessures, la transgénéalogie,Bruxelles fin des années soixante... / Petite biographie,extraits,revue de presse,etc.../ NOUVEAU :REGARDEZ JULIE PARLER DE SON LIVRE sur YOUTUBE (http://www.youtube.com/watch?v=9egpYStBjFo) ou cliquez simplement sur le logo YOUTUBE  ci-contre pour voir le mini-film (7').&#13;
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</description><language>fr</language><lastBuildDate>20070130 032246</lastBuildDate><docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs><generator>Skynet Blogs RSS generator 2</generator><ttl>60</ttl><item><title>Foire du Livre 2007</title><description>Un petit message pour ceux et celles qui souhaiteraient une dédicace: c'est avec beaucoup de plaisir que je vous rencontrerai à la Foire du Livre, le samedi 3 mars à 15 heures, sur le stand des éditions Luc Pire/Le Grand Miroir...</description><comments>http://julieguerlan.skynetblogs.be/post/4056364/foire-du-livre-2007#comments</comments><pubDate>Fri, 12 Jan 2007 19:06:04 +0100</pubDate><link>http://julieguerlan.skynetblogs.be/post/4056364/foire-du-livre-2007</link></item><item><title>Présentation de "Première communion" dans le cadre du Prix des lycéens.</title><description>En réponse à de nombreuses questions, voici une petite présentation de ce livre qui n'est pas classique dans sa forme, en ce sens que l'on n'a pas affaire à une histoire comprenant une intrigue et un dénouement. Voici quelques pistes qui, je l'espère, faciliteront votre lecture !</description><comments>http://julieguerlan.skynetblogs.be/post/4056323/presentation-de-premiere-communion-dans-le-ca#comments</comments><pubDate>Fri, 12 Jan 2007 18:53:40 +0100</pubDate><link>http://julieguerlan.skynetblogs.be/post/4056323/presentation-de-premiere-communion-dans-le-ca</link></item><item><title>1. L'enfance.</title><description>« Première communion » est avant tout une immersion dans l'univers d'une petite fille (même si je me suis quelquefois « tenue derrière elle » avec des mots d'adulte pour éviter l'effet « verbiage ».) Quelquefois, elle nous livre elle-même des anecdotes, quelquefois il s'agit d'une incursion de type quasiment « documentaire » dans ses pensées intimes.L'enfance est le repaire de sensations extrêmes. On voit par exemple l'émerveillement de la petite fille devant la boîte à couture de sa grand-mère, qui lui apparaît comme un vrai petit théâtre d'où les fils multicolores, les craies et le mètre-ruban surgissent comme autant d'acteurs.Puis il y a aussi les peurs insensées de l'enfance. Par exemple, la narratrice cesse de respirer quand elle passe devant le sanatorium, de peur d'attraper la tuberculose. Elle a aussi peur de grandir, elle aimerait savoir comment ça va se passer, est-ce qu'elle va grandir de la tête d'abord, ou des bras, ou alors des jambes ? Est-ce que cela ne risque pas d'être monstrueux, est-ce qu'on va se moquer d'elle à l'école, combien de temps va durer sa nouvelle apparence ?Enfin, il y a la dimension créée par l'imaginaire de l'enfant. Ainsi, elle prête vie aux objets, elle écoute parler la boîte à couture et l'horloge, elle discute avec les fantômes du salon de coiffure vide de sa tante Marie et enfin elle s'invente un amoureux, Serge.En évoquant le regard encore neuf des premières années d'une vie, en évoquant le côté à la fois magique et effrayant de l'enfance, j'ai entrevu la possibilité d'inviter le lecteur à retrouver ses propres sensations d'enfance, celles que l'on efface souvent en grandissant, parce qu'on les trouve dérangeantes, ou qu'elles sont liées à des sentiments de peur insoutenables.Cette optique m'a immédiatement semblée très séduisante, car je ne me souvenais pas avoir lu ou entendu parler d'aucun ouvrage qui proposait vraiment d'emprunter ce chemin.</description><comments>http://julieguerlan.skynetblogs.be/post/4056318/1-lenfance#comments</comments><pubDate>Fri, 12 Jan 2007 18:51:59 +0100</pubDate><link>http://julieguerlan.skynetblogs.be/post/4056318/1-lenfance</link></item><item><title>2. Le choix de la narration.</title><description>C'est pour cette raison que je me suis retrouvée face à un choix important dans la manière de mener la narration : soit je me servais du personnage pour créer une histoire, j'entrais dans la création d'une intrigue, et j'obtenais un roman dans le sens classique du terme.Mais n'était-ce pas là une trahison par rapport à cette petite fille que de la forcer à raconter une histoire dans sa suite logique, alors qu'en vérité, une enfant de cet âge a tendance à embrouiller les choses, à sauter du coq à l'âne, et à mélanger l'essentiel et l'accessoire et, surtout, n'a pas encore la capacité de construire son discours, ne fut-ce que dans sa chronologieLa seconde possibilité qu'il me restait était donc celle-là : laisser s'installer ce désordre, cette réalité d'enfant, ne pas intervenir avec ma raison d'adulte, cette raison qui veut que tout soit organisé et géré de manière rationnelle.Cette approche était un peu risquée, et j'en avais pleinement conscience. Mais elle me permettait de conserver intacte la magie de cette enfant, et par là même de cette enfance.Après mûre réflexion, j'ai opté pour cette seconde voie.Ce que je veux ainsi clarifier, c'est que la décision de bousculer les règles du récit classique dans « Première communion » n'est pas un acte gratuit, et encore moins une négligence, mais qu'il correspond bien à un choix délibéré de ma part.Une de mes grandes joies, à la sortie du livre, fut d'ailleurs de constater l'accueil inattendu et parfois enthousiaste qui lui a été réservé dans les milieux des psychologues, où il a fait l'objet d'analyses car, selon certains, on y retrouve exactement le discours, la construction mentale et la logique d'une enfant de l'âge de celle de « Première communion ».En résumé, nombre de gens, en ouvrant un livre, s'attendent à ce qu'on leur raconte une histoire. Or je propose ici de s'ouvrir à un autre type d'expérience, au fait que le livre peut être un espace de liberté incroyable tant pour l'auteur que pour le lecteur, un espace d'expériences nouvelles, une manière différente de s'enrichir.Et c'est de cette manière toute simple que je vous invite à aborder « Première communion »</description><comments>http://julieguerlan.skynetblogs.be/post/4056311/2-le-choix-de-la-narration#comments</comments><pubDate>Fri, 12 Jan 2007 18:50:32 +0100</pubDate><link>http://julieguerlan.skynetblogs.be/post/4056311/2-le-choix-de-la-narration</link></item><item><title>3. Les thèmes principaux de "Première communion".</title><description>Le fait qu'il n'y ait pas d'action ou d'intrigue à proprement parler dans ce récit ne signifie pas qu'il ne s'y passe rien ! Ce qui s'y déroule procède d'une transformation du paysage intérieur du personnage.Les parents de la petite fille sont des gens qui, comme beaucoup, ont été blessés dans leur propre enfance, chacun au travers de son histoire personnelle. Ils ont tous deux souffert de la guerre et de ses horreurs, et, involontairement, comme c'est souvent le cas, ils  transmettent leurs blessures à l'enfant. C'est ainsi que s'installe le thème de la transgénéalogie (ce que la petite fille appelle « son hérédité »), c'est à dire le paquet de croyances, de freins, de schémas répétitifs que nous transmettent nos parents, nos ancêtres.Bien sûr, les personnages de « Première communion » ne souffrent pas de pathologies graves : le père est un joyeux farceur, qui aime apprendre des chansons cochonnes et des grimaces à la petite, et pincer les fesses des copines dans les soirées entre amis. Mais parfois il boit un verre de trop, et parfois aussi il se fâche trop fort, des étincelles sombres apparaissent dans ses yeux, et des désirs de vengeance refont surface (vengeance par rapport à son enfance à lui, qui n'était pas harmonieuse, mais vengeance dont la gamine fera souvent les frais.)La mère quant à elle court derrière un idéal de minceur inaccessible, elle enchaîne des régimes alimentaires plus compliqués les uns que les autres, et qui échouent tous, car  manger la rassure, manger comble le vide qu'elle a en elle et fait taire sa peur.Et puis il y a la grand-mère qui court derrière les microbes pour les exterminer avec de l'eau de Javel, et qui est sans doute devenue concierge d'un immeuble par amour du nettoyage compulsif.Tous sont vus par les yeux de l'enfant avec amour et humour, pourtant il est clair qu'au bout d'un moment sa colère monte (elle a envie de tuer sa famille). Elle trouve de plus en plus pesante cette « hérédité » qui se pose sur ses épaules comme une chape de plomb, et, de plus en plus, endosser le poids des ancêtres la fait vaciller. C'est alors qu'elle cherche à s'agripper à quelqu'un, à quelque chose. N'ayant pas autour d'elle de référent adulte positif, elle va tout simplement, en désespoir de cause, s'adresser à Dieu et l'appeler à son secours.Et Dieu s'invite dans les rêves de l'enfant, lui offrant une occasion de se relier à quelqu'un, d'avoir, dans le sens littéral du terme, une religion.</description><comments>http://julieguerlan.skynetblogs.be/post/4056301/3-les-themes-principaux-de-premiere-communion#comments</comments><pubDate>Fri, 12 Jan 2007 18:48:35 +0100</pubDate><link>http://julieguerlan.skynetblogs.be/post/4056301/3-les-themes-principaux-de-premiere-communion</link></item><item><title>4. Première communion...</title><description>Et la voilà donc, cette « Première communion » que le titre nous promet !Il n'y aura pas de première communion officielle, vu l'athéisme des parents, qui interdisent à l'enfant de suivre le cours de religion.`Mais il y aura une première communion intime, vécue dans le seul secret de son cur. Elle reçoit alors en une seule fois tout l'amour qu'il lui faut pour pouvoir laisser tomber sa colère par rapport à sa famille, et pour commencer à essayer de comprendre chacun, et de voir chacun avec les yeux du cur. Elle fait l'expérience de la compassion, elle grandit. C'est cela, sa première communion : grandir de l'âme avant de grandir des pieds !</description><comments>http://julieguerlan.skynetblogs.be/post/4056292/4-premiere-communion#comments</comments><pubDate>Fri, 12 Jan 2007 18:47:00 +0100</pubDate><link>http://julieguerlan.skynetblogs.be/post/4056292/4-premiere-communion</link></item><item><title>5. En quelques mots...</title><description>Pour résumer, en quelques mots, les thèmes de « Première communion » sont (entre autre) :-l'enfance/-la transgénéalogie (les blessures parentales dont on hérite)/-la compassion et le pardon (comment pardonner, et aussi : où et comment trouver laforce de conserver sa joie de vivre ?)/Bonne lecture !                                                                                                     Julie Guerlan</description><comments>http://julieguerlan.skynetblogs.be/post/4056288/5-en-quelques-mots#comments</comments><pubDate>Fri, 12 Jan 2007 18:45:44 +0100</pubDate><link>http://julieguerlan.skynetblogs.be/post/4056288/5-en-quelques-mots</link></item><item><title>Ouverture du Prix des Lycéens</title><description>Un grand merci à tous ceux qui étaient présents, les professeurs de français ainsi que les délégués declasse (qui venaient parfois de loin!).Merci pour votre présence, pour votre participation,pour la pertinence des questions posées aux auteurs,et surtout pour votre enthousiasme, et pour lesmagnifiques échanges que j'ai eu la chance d'avoiravec certains d'entre vous...Enfin, chapeau aux organisatrices qui ont fait là un sacré boulot!/Julie.</description><comments>http://julieguerlan.skynetblogs.be/post/3903612/ouverture-du-prix-des-lyceens#comments</comments><pubDate>Thu, 23 Nov 2006 18:01:49 +0100</pubDate><link>http://julieguerlan.skynetblogs.be/post/3903612/ouverture-du-prix-des-lyceens</link></item><item><title>LES MEILLEURES VENTES chez Luc Pire (25/10/06)</title><description>&lt;img align="left" border="0" src="http://blogsimages.skynet.be/images_v2/002/518/874/20061025/dyn001_original_236_284_jpeg_2518874_ab588c437611bd0034f9cb479b454fdc.jpg" alt="VENTES" title="VENTES"&gt;</description><comments>http://julieguerlan.skynetblogs.be/post/3813631/les-meilleures-ventes-chez-luc-pire-251006#comments</comments><pubDate>Wed, 25 Oct 2006 14:21:00 +0200</pubDate><link>http://julieguerlan.skynetblogs.be/post/3813631/les-meilleures-ventes-chez-luc-pire-251006</link></item><item><title>"PREMIERE COMMUNION" SELECTIONNE POUR LE PRIX DES LYCEENS 2006-2007</title><description>Le prix des lycéens est organisé tous les deux ans par la cellule "Enseignement et culture" du Ministère de la Communauté française Wallonie-Bruxelles.Il s'agit, pour les classes participantes, de décerner le prix du meilleur roman parmi six ouvrages ...SELECTION DU PRIX DES LYCEENS 2006 - 2007    * Julie Guerlan, Première communion, Le Grand Miroir.    * Armel Job, Les fausses innocences, Robert Laffont.    * Françoise Pirart, La Nuit de Sala, Arléa.    * Grégoire Polet, Excusez les fautes du copiste,    Gallimard.    * Marie-Eve Sténuit, Les frères Y, Le Castor Astral.    * Bernard Tirtiaux, Pitié pour le mal, J-C Lattès.</description><comments>http://julieguerlan.skynetblogs.be/post/3567997/premiere-communion-selectionne-pour-le-prix-d#comments</comments><pubDate>Sat, 05 Aug 2006 22:15:45 +0200</pubDate><link>http://julieguerlan.skynetblogs.be/post/3567997/premiere-communion-selectionne-pour-le-prix-d</link></item><item><title>Ce qu'en dit Panthotal dans "Pan" (12-7-06)</title><description>UN SACRE LIVRE ! /Julie Guerlan fait en ce moment sa Première communion avec le public aux éditions du Grand Miroir à Bruxelles. Et le moins que lon puisse dire, cest que ce roman singulier touche par la grâce de son style et par la fraîcheur de son ton juvénile où le malheur quotidien se dissout dans les bonheurs décriture. Une petite fille de six ou sept ans raconte sa vie dans une famille de chez nous au début des années septante. Avec la sagesse que lui confère son âge, celui de la raison, elle fait face à un père nourricier, Richard, qui lappelle « mon frère », et à une mère pécheresse, répliques de leurs ascendants, en se posant, entre les gâteaux au chocolat, les crèmes à la vanille et une grand-mère revêche, des questions existentielles : si Dieu existait, croirait-il en elle ? Et pourquoi maman, qui ne croit pas en Dieu, linvente-t-elle quand elle cherche une place de parking ? La narratrice a lil aiguisé : « Aux fêtes entre copains, maman sourit de ce sourire qui ne tient pas bien sur ses lèvres parce que ce nest pas le sien. » Aucun pathos pour dire le drame, car les mots sont illusoires : « savoir le nom des océans na jamais empêché personne de se noyer. » Un sacré livre, dans lequel le verbe haut se fait chair tendre pour mieux dévoiler les lourds secrets dune condition humaine, trop humaine, où chacun recherche son père véritable Panthotal</description><comments>http://julieguerlan.skynetblogs.be/post/3520543/ce-quen-dit-panthotal-dans-pan-12706#comments</comments><pubDate>Tue, 18 Jul 2006 11:14:45 +0200</pubDate><link>http://julieguerlan.skynetblogs.be/post/3520543/ce-quen-dit-panthotal-dans-pan-12706</link></item><item><title>Ce qu'en dit Anne-Françoise de BEAUDRAP dans "Dimanche Express" (7 mai 2006)</title><description>"Dans les allées de la Foire du Livre ou dans certaines lectures publiques, il n'est pas rare d'entendre le nom de Julie Guerlan, auteur, chez Luc Pire, de "Première communion". Une invitation à voir le monde des grands avec les yeux curieux d'une petite fille."Ce matin, les Flamands ont oublié de fermer l'église après la messe. L'église est froide et elle sent bon. Elle sent un parfum délicieux que je n'ai jamais senti avant. Je crois que c'est Dieu qui sent comme ça. Dieu sent froid parce qu'Il est très haut dans le ciel et qu'il ne fait pas très chaud, là-haut. C'est pour ça que les Flamands mettent autant de bougies, pour Le réchauffer et Lui dire nous sommes là et nous veillons sur Toi, notre Dieu du Ciel".  Qui ne se reconnaît pas dans ces impressions d'enfant quand il découvre l'intérieur d'une église? Qui n'est pas touché par la puissance des mots d'une petite fille qui devine intuitivement un sens à nos gestes d'adultes?Cette cène, comme autant d'autres aussi belles, se trouve au coeur de "Première communion", le roman de Julie Guerlan. L'auteur a plongé dans ses souvenirs d'enfance pour raconter les jeunes années d'une fille entourée d'une petite soeur, d'un papa, d'une maman et d'une grand-mère, dans le contexte des années 1968. Cette famille habite à proximité des Flamands, ce qui n'est pas une mince affaire pour le papa originaire de France et à peine accepté en Belgique. La narratrice raconte les aventures de chacun: la grand-mère concierge d'un immeuble, la maman adepte de Freud ("l'oncle Sigmund"), le papa qui reprend des études pour gravir l'échelle sociale, la petite soeur jalouse de tout ce qu'a son aînée et surtout l'héroïne qui essaie de décoder le monde des grands. Non seulement il n'est pas facile de trouver sa place dans la famille où elle n'a pas été désirée, mais cette petite fille déborde d'imagination, ce que ses parents ne supportent pas davantage. Alors quand elle commence à parler de Dieu...! Elle questionne d'abord Tante marie, une femme très pieuse qui prie pour les prisonniers. Puis, comme on l'a vu plus haut, elle entre par hasard dans une église. Progressivement, jusqu'à la fin du livre, elle se prépare à une rencontre intime avec Dieu.L'auteur Julie Guerlan confie qu'elle s'est beaucoup inspirée de ses souvenirs personnels, notamment de sa propre quête spirituelle, qui l'a poussée à lire Jean de la Croix. A travers ce premier roman et sans doute ceux qui vont suivre, elle veut transmettre un message: "Chacun peut trouver sa lumière intérieure. J'essaie de raconter comment, par la volonté, transformer la pierre en or." Faire passer ce message avec des mots d'enfant a porté ses fruits: de nombreux lecteurs l'ont félicitée pour leur avoir rappelé leurs propres souvenirs.L'auteur mesure aujourd'hui avec satisfaction le chemin parcouru: elle travaillait jusqu'à récemment comme scénariste, ce qui implique "d'avoir un tiroir-caisse dans la tête". "N'importe quelle phrase que l'on écrit est aussitôt chiffrée en fonction du coût de réalisation! Cela ne laisse pas beaucoup de liberté. " Avec courage, elle s'est lancée dans l'aventure romanesque pour aller jusqu'au bout de ses idées. "La Fureur de Lire" (par le biais d'un concours de nouvelles) puis les éditions Luc Pire ont été convaincues. Heureusement pour Julie Guerlan, et aussi pour les lecteurs! L'auteur travaille maintenant à son prochain roman, dont on ne saura rien. Il ne faut toutefois pas s'attendre à une suite de "Première communion"."</description><comments>http://julieguerlan.skynetblogs.be/post/3374124/ce-quen-dit-annefrancoise-de-beaudrap-dans-di#comments</comments><pubDate>Wed, 24 May 2006 22:27:07 +0200</pubDate><link>http://julieguerlan.skynetblogs.be/post/3374124/ce-quen-dit-annefrancoise-de-beaudrap-dans-di</link></item><item><title>Première communion, la nouvelle...</title><description>Avant d'être un roman de 232 pages, Première Communion fut une nouvelle, écrite pour le concours "La Fureur de Lire". Celle-ci s'est vue doublement primée, par la Communauté française d'une part, et d'autre part par la RTBF, qui en fit à l'époque une dramatique radio. Aujourd'hui, de nombreux lecteurs me contactent pour me demander à lire ce que je considère comme un embryon ou "une maquette" du roman lui-même. La nouvelle n'étant pas disponible (hormis sa publication, en son temps, dans "La Libre"), je profite de ce blog pour la mettre en ligne. Bonne lecture!  Julie Guerlan</description><comments>http://julieguerlan.skynetblogs.be/post/3285071/premiere-communion-la-nouvelle#comments</comments><pubDate>Sun, 23 Apr 2006 17:57:15 +0200</pubDate><link>http://julieguerlan.skynetblogs.be/post/3285071/premiere-communion-la-nouvelle</link></item><item><title>Première Communion (nouvelle)</title><description>1.Il a une longue robe mauve avec un petit chapeau rond comique. Il a des mains infiniment douces et des gants blancs comme de la neige. Mais il na pas de  visage. Pas de bouche, pas de cheveux et pas doreilles. Pourtant, quand je monte sur ses genoux, il me parle, de sa voix grave et rassurante. Il me voit parfaitement et il mentend très bien. Il devrait me faire peur, mais rien ne meffraie dans ce vide serein entre le col de sa robe et le chapeau violet.Il connaît tout sur moi, et aussi sur papa et maman. Il sait que papa trompe maman, et que le chat Gaston naura jamais de petits, parce que cest un mâle.Quand il parle il me dit tout.Et, quand il a fini de parler, il ajoute toujours, tout à la fin : -"Tu noublieras rien."Quand je me réveille, cest le matin clair dans ma chambre. Il me conduit toujours jusquau matin clair. Jamais il ne ma laissée au milieu de la nuit pleine de loups.Pourtant, chaque fois que je me réveille, jai oublié tout ce quil a dit. Ses paroles restent nichées comme des fruits de mer dans un coin sombre de ma tête, fermées comme des coquillages entre mes deux oreilles. Cest mon cur qui bondit tout seul dans ma poitrine encore somnolente, mon cur qui fait le poirier, la culbute, le double saut périlleux. Et mon cur fou de joie claironne à tue-tête et en grand secret mon bonheur inouï : jai rêvé de Dieu.</description><comments>http://julieguerlan.skynetblogs.be/post/3285054/premiere-communion-nouvelle#comments</comments><pubDate>Sun, 23 Apr 2006 17:53:30 +0200</pubDate><link>http://julieguerlan.skynetblogs.be/post/3285054/premiere-communion-nouvelle</link></item><item><title>&amp;nbsp;</title><description>2. Dans ma famille, on ne croit pas en Dieu. Quand je parle de Dieu, la grand-mère montre ses mains. La grand-mère est concierge dans un immeuble de riches. Ses mains sont déformées part le rhumatisme et brûlées par leau de Javel.La grand-mère vide les seaux deau sale, et retourne nettoyer lescalier. Elle revient en essuyant la sueur de son front avant daller faire cuire les patates pour le dîner. La grand-mère naime pas ses jours. Avant la conciergerie, elle travaillait à lusine et quand on lui parle de lusine, la grand-mère montre ses mains, avec la cicatrice laissée par une machine vorace qui a voulu lui manger tous les doigts. Elle naime pas ses jours mais au cur de chaque jour il y a une petite lumière qui scintille. Et cette lumière ne lui vient pas du ciel, comme celle des croyants, mais du fond de la terre : la grand-mère adore les patates.Son visage séclaire tous les jours à midi, quand elle extirpe de la casserole fumante des bintjes farineuses et grosses comme elle. Dans ma famille, ils adorent manger, et même maman qui essaie de maigrir sétouffe en cachette avec des bintjes.Et grand-mère parle de ses mains, et maman de son régime comme dautant de preuves de labsence de Dieu.Cest sûrement à cause de leurs lunettes que ni maman, ni grand-mère ne peuvent voir Dieu qui est si près de nous. Dans leurs lunettes le monde est tout petit et tout tordu, il ondule quand on tourne la tête. Cest un monde bizarre de fourmi qui a le vertige.Sans leurs lunettes pourtant, maman et grand-mère ne voient rien. Elles sont complètement, complètement aveugles. Alors voilà : du vrai monde il ne leur reste quun univers tellement étroit que Dieu avec Sa Meilleure Volonté ne doit pas y être plus grand quun microbe, et un microbe cest si petit que ça ne compte pas.Cest pour ça que la grand-mère parle toute seule à longueur de journée. Cest pour ça que maman pleure dans son lit avec les rideaux fermés quand papa la trompe.Parce quelles se croient vraiment toutes seules.</description><comments>http://julieguerlan.skynetblogs.be/post/3285051/nbsp#comments</comments><pubDate>Sun, 23 Apr 2006 17:52:19 +0200</pubDate><link>http://julieguerlan.skynetblogs.be/post/3285051/nbsp</link></item></channel></rss>
